Remerciements

Cheval-web entre
l'Orient et l'Occident ...


EXPOSITION du 25 novembre 2002 au 30 mars 2003 à l'institut du monde arabe a PARIS
Le Cheval Arabe
Babylone

Assyrie (depuis 3500 av.J.-C.)

         Le cheval est omniprésent sur le globe et fut connu en Arabie dès l’époque Néolitique, des gravures sur cylindres témoignent de sa présence dès 3000 av. J.-C. dans les régions de Mésopotamie et du Golfe Persique.

Sargon II roi d’Assyie (721-705 av J.-C.) emploie déjà cependant la cavalerie en masses compactes. La conduite s’effectue principalement avec les jambes, les rênes restant sur l’encolure pour permettre  l’emploi des armes, qui sont toujours des armes de jet.

Il semble que les Assyriens aient excellé dans l’emploi des chevaux et dans les soins à leur donner. Une inscription hittite sur les tablettes d’argile nous révèle qu’un écuyer, Kikkulis, écrivit un manuel d’équitation singulièrement concret pour un Oriental. Il fut sans doute le pionnier du genre.

Egypte

(1700 av. J.-C.)

            En Egypte, l’invasion des Hyksos, ou  « le roi pasteur », se place aux environs de 1700 av.J.-C. Ce fut un mélange d’Aryens descendus d’Iran et d’Arménie et de mongols qui traversèrent d’abord la Syrie et déferlèrent ensuite l’Egypte, où ils s’établirent jusqu’à leur expulsion définitive par le roi Ahmosis (ou Ahmès), vers 1575 av.J.-C.

En revanche, au VIème siècle av J.-C., la cavalerie employée en masse est couramment utilisé.

Les pharaons ont vivement encouragé l’élevage, acheté des étalons en Syrie, crée des haras à Memphis et à Thèbes notamment.

Le harnachement se compose d’un tapis fixé par des sangles et d’un frein (bridon brisé). Il se complète quelque fois d’un poitrail et d’une croupière.

Le cheval Egyptien est, sans doute, l’ancêtre du « dongola » (cheval actuel d’Erythrée et d’Abyssinie), et du barbe (l’arabe d’Afrique du Nord).

Perse

(depuis 600 av. J.-C.)

            Le cheval a toujours été en Iran, d’une importance exceptionnelle dans la religion, la vie, l’art et la guerre.

Contrairement à d’autres peuples, les Parthes n’avaient qu’une infantrie très petite en nombre, mais se fut la cavalerie qui dominait chez eux. Les Parthes montaient à cru, sans bride ni selle, ils ne se servaient en aides que de leurs jambes, ce qui témoignait en leur faveur de la douceur de leur dressage (souvent à la voix). Cyrus se rendit maître, avec sa cavalerie, de toute l’Asie Occidentale et passait pour le plus grand écuyer de son temps.

Les Arabes


         L’arabe, mystique et épris d’abstraction, s’interdit de représenter les êtres vivants, appliquant en cela des principes de la religion musulmane.

Le cheval à existé en Arabie à l’époque néolitique et disparaît ensuite. L’archéologue Maspéro lie sa réapparition à l’invasion des Hyksos, peuples « pasteurs » venus d’Asie vers 1800 av.J.-C.

L’origine du cheval arabe, tel que nous le connaissons, serait donc double : aryenne (plateaux du Kazakhstan, lac Balkhach), selon Pietrement, et mongole, selon Sanson.