Assyrie (depuis
3500 av.J.-C.)
Le cheval est omniprésent sur le globe et fut connu en Arabie
dès l’époque Néolitique, des gravures sur cylindres témoignent
de sa présence dès 3000 av. J.-C. dans les régions de Mésopotamie
et du Golfe Persique.
Sargon
II roi d’Assyie (721-705 av J.-C.) emploie déjà cependant la cavalerie
en masses compactes. La conduite s’effectue principalement avec
les jambes, les rênes restant sur l’encolure pour permettre l’emploi
des armes, qui sont toujours des armes de jet.
Il
semble que les Assyriens aient excellé dans l’emploi des chevaux
et dans les soins à leur donner. Une inscription hittite sur les
tablettes d’argile nous révèle qu’un écuyer, Kikkulis, écrivit
un manuel d’équitation singulièrement concret pour un Oriental.
Il fut sans doute le pionnier du genre.
(1700
av. J.-C.)
En
Egypte, l’invasion des Hyksos, ou « le roi pasteur »,
se place aux environs de 1700 av.J.-C. Ce fut un mélange d’Aryens
descendus d’Iran et d’Arménie et de mongols qui traversèrent d’abord
la Syrie et déferlèrent ensuite l’Egypte, où ils s’établirent
jusqu’à leur expulsion définitive par le roi Ahmosis (ou Ahmès),
vers 1575 av.J.-C.
En
revanche, au VIème siècle av J.-C., la cavalerie employée en masse
est couramment utilisé.
Les
pharaons ont vivement encouragé l’élevage, acheté des étalons
en Syrie, crée des haras à Memphis et à Thèbes notamment.
Le
harnachement se compose d’un tapis fixé par des sangles et d’un
frein (bridon brisé). Il se complète quelque fois d’un poitrail
et d’une croupière.
Le
cheval Egyptien est, sans doute, l’ancêtre du « dongola »
(cheval actuel d’Erythrée et d’Abyssinie), et du barbe (l’arabe
d’Afrique du Nord).
(depuis
600 av. J.-C.)
Le
cheval a toujours été en Iran, d’une importance exceptionnelle
dans la religion, la vie, l’art et la guerre.
Contrairement
à d’autres peuples, les Parthes n’avaient qu’une infantrie très
petite en nombre, mais se fut la cavalerie qui dominait chez eux.
Les Parthes montaient à cru, sans bride ni selle, ils ne se servaient
en aides que de leurs jambes, ce qui témoignait en leur faveur
de la douceur de leur dressage (souvent à la voix). Cyrus se rendit
maître, avec sa cavalerie, de toute l’Asie Occidentale et passait
pour le plus grand écuyer de son temps.
L’arabe, mystique et épris d’abstraction, s’interdit de représenter
les êtres vivants, appliquant en cela des principes de la religion
musulmane.
Le
cheval à existé en Arabie à l’époque néolitique et disparaît ensuite.
L’archéologue Maspéro lie sa réapparition à l’invasion des Hyksos,
peuples « pasteurs » venus d’Asie vers 1800 av.J.-C.
L’origine
du cheval arabe, tel que nous le connaissons, serait donc double :
aryenne (plateaux du Kazakhstan, lac Balkhach), selon Pietrement,
et mongole, selon Sanson. |