Remerciements

Des Origines aux origines

EXPOSITION du 25 novembre 2002 au 30 mars 2003 à l'institut du monde arabe a PARIS

 

En quelques mots

C'est du continent américain que se trouve être originaire l'Eohippus, ancêtre de tous les équidés, qui y vivait voici quelque soixante millions d'années.

Guère plus gros ~ à l'époque ~ qu'un renard, il emprunte le détroit de Behring, alors pris dans les glaces, pour atteindre l'Asie et s'installer dans ses steppes centrales, où, pendant toute la préhistoire, au rythme des changements de climat, de l'avance et du recul des glaciers, de petits groupes d'équidés évoluent jusqu'à constituer "l'equus caballus", c'est-à-dire le cheval cheval que nous connaissons aujourd'hui.


Deux principaux centres de peuplement se forment, l'un à l'ouest de l'actuelle Mongolie, en Dzougarie, donne naissance à une "race" dite Mongole, et l'autre, dans la région du Ferghana, au nord-est de la Perse, à une seconde "race" dite aryenne.

La première ~ Equus cabalus mongolicus ~ essaime très tôt, tant vers l'Est, jusqu'en Scandinavie et en Espagne.
C'est ce petit cheval mongol que les chasseurs du paléolitique font figurer sur les parois de leurs grottes ~ à Lascaux notamment ~, lui aussi donne naissance au type dit ibérique ou andalou, lui encore que les Sumériens attellent à leurs chars et qui sert, plus tard, de monture aux cavaliers d'Attila, de Genghis Klan ou de Tamerlan.

La seconde lignée ~ Equus caballus aryanus ~ ne quitte son berceau natal du Ferghana qu'aux époques historiques. Ses multiples descendants donnent naissance à de nombreuses variétés ~ ou "races" ~ de chevaux, tant en Asie, qu'en Europe ou en Afrique.
Les envahisseurs Hyksos les introduisent, au XVIIIème siècle avant notre ère, en Egypte, où ils donnent naissance à la "race" dite égyptienne. Plus à l'Ouest, une autre souche dite "barbe" s'épanouit en Numinie.


Les Assyriens, remarquables dresseurs, ne se contentent pas de les atteler, à l'instar des égyptiens, mais apprennent à les monter, sans selle ni étriers, constituant une véritable cavalerie, sans doute la première histoire de l'humanité, maniant l'arc et la lance.

Atteignant la Grèce et les balkans, ils sont à l'origine, dans la mythologie, des Centaures et des Lapithes, et servent ensuite de montures aux soldats d'Alexandre le Grand. Reprenat de la sorte le chemin de l'asie, on les retrouve notamment au Proche-Orient.
Avec leur chanfrein souvent légèrement creusé, ainsi qu'en témoignent maintes représentations, ils constituent (ou figurent parmi) les ancêtres du cheval arabe.


Il est difficile d'être plus précis quant aux origines de ce cheval "arabe". Pour les meilleurs spécialistes de la préhistoire, on le sait, l'homme a fait, dix mille ans avant notre ère, l'objet de tant de mélanges, de croisements et de brassages, qu'il n'est déjà plus question d'évoquer à son égard la notion de "race" pure.

Que dire alors du cheval?... Et du cheval "arabe"?...

Quand l'auteur très britannique de "the encyclopédia of the horse", Elwyn hartley Edwards, affirme "qu'il existe de toute évidence, dès 2500 ans avant Jésus-Chris, dans la péninsule Arabique, une race de chevaux ayant tous les traits et les caractéristiques du cheval arabe"?

Et quand, par ailleurs, l'auteur français du "cheval arabe", Philippe Barbié de Préaudeau, écrit: "Ainsi donc, à l'aube de l'ère chrétienne, aucun cheval ne court encore à travers les deserts d'Arabie, aucun arabe n'est encore laissé séduire par l'ivresse des chevauchées.


Un siècle après, tout à changé"? Et d'expliquer ensuite comment un tel prince yéménite alla quérrir en Mésopotamie, dans le courant du deuxième siècle de notre ère, les premiers chevaux jamais introduits dans cette même péninsule...