l'histoire du cheval au japon

Au début de l'aire quaternaire, le Japon n'était pas encore Iles. Front côtier de l'immense continent asiatique, ce bout du monde attirait bêtes et hommes, hardes humaine à la poursuite du gibier fuyant vers les régions maritimes naturellement plus propices à l'épanouissement de tribus et de troupeaux. Mais les siècles tissaient inexorablement leur ouvrage et le croissant des îles japonaises, tel une arche de Noé gigantesque quittait le continent entraînant sur son dos mouvant les races les plus diverses, ancêtres historiques des peuplades mongoles, chinoises, coréennes, polynésiennes et d'une multitude d'animaux. Le cheval faisait partie du voyage. Les fouilles dans le sol japonais permirent de retrouver la trace d'un cheval de petite taille menant sa vie à côté de celle des hommes sans toutefois se mêler à eux. Donc bien avant que les populations de ces îles perdues n'aient renoué avec le continent, plus d'un millénaire de liberté s'écoule lentement pour le cheval (Uma) japonais.

Dieux ou cavaliers conquérants

Mais tous les peuples tranquilles subissent le sort de l'histoire. Vers le milieu du 3 ème siècle avant JC, le paisible chasseur japonais verra ses territoires envahi par des guerriers belliqueux venus d'on ne sait où, utilisant des armes de fer perfectionnées et surtout montés sur un cheval beaucoup plus grand que celui qu'ils avaient l'habitude de côtoyer. Ces cavaliers probablement asiatiques du nord, s'étaient installé en Corée avant d'entreprendre la périlleuse traversée vers le Japon mais l'on ignore comment et où ils perfectionnèrent l'art de monter à cheval. La mythologie d'ailleurs fait belle part au cheval et les prêtres Shinto d'aujourd'hui entretiennent toujours l'enclos des chevaux blancs sacrés au sanctuaire d'Izumo. Mariage de l'histoire et de la mythologie ? Amaterasu elle même fut peut être la mère, la fille ou l'épouse d'un de ces cavaliers et sa puissance solaire ne figure peut-être que l'éclat guerrier de ce nouveaux peuple doté de montures solides et d'armes efficaces.

Mais l'autochtone saura être tolérant, le conquérant saura s'adapter pour former une nouvelle race désormais vraiment japonaise. Les fouilles sur les sites archéologiques de cette période démontrent l'apparition brutale de ces hommes et de leurs chevaux sur l'archipel japonais, mais il faudra attendre la fin du IVè début du Vè siècle de notre ère pour exhumer des objets, armes, armures, casques, selles et masques de chanfrein, témoignant des moeurs de cette civilisation. Il est probable que le cheval fut pleinement utilisé à cette époque lors de la "protection" japonaise d'un royaume de Corée et l'on constate une évolution dans le costume japonais, parallèlement au développement du cheval. Les choses ne sont peut être pas liées, mais le port de la veste et du pantalon s'avère très utile pour monter à cheval.

Et déjà quoique relativement rare et peu utilisé encore, le cheval devient très vite un sujet de prédilection dès les premiers balbutiements de l'art figuratif japonais dont il deviendra plus tard l'un des grands thèmes, grâces au fouilles mais aussi à l'examen des curieuses statuettes d'argiles - Haniwa - fichées pour la retenir dans la terre des tumuli funéraires, grâce également à des peintures murales représentant dans certaine tombes des équipages guerriers et des chevaux. Rappelons que ces cavaliers venaient du nord de l'Asie et que dans les croyances des peuples des steppes le cheval était considéré comme un moyen sûr et rapide pour emmener au paradis, l'âme du mort.

Cheval de selle ou cheval de guerre

Durant leur longue progression à travers le Japon, il est évident que ces premiers clans guerriers combattant et se déplaçant à cheval durent faire l'étonnement des populations indigènes, remettant en cause par sa nouvelle conception de la stratégie guerrière tous les principes antiques. Néanmoins, ils ne sont pas encore les chevaliers nobles qu'ils deviendront plus tard. Ils ne sont avant tout à cette époque reculée que des hommes qui se déplacent à cheval qu'ils soient guerriers ou non. Il convient donc d'examiner attentivement les équipements de chevaux retrouvés dans les fouilles avant toute déduction imprudente quant à leur utilisation. De nombreux archéologues internationaux ont pu après de patients travaux dans les Kofun (tumulus funéraire) reconstituer des équipements complets de ces époques anciennes. Ils considèrent en général que tous ces objets étaient des attributs guerriers. Au contraire, certains spécialistes japonais de l'histoire des armes préfèrent les considérer comme des harnachements conçu pour le simple déplacement de cavaliers. Il est sûr pourtant que même si leur équipements n'étaient pas uniquement liés à l'art de la guerre, la tâche principale de ces cavaliers était quand même de défendre leur biens et leurs territoires dans un Japon très divisé. L'équipement du cheval jusqu'au VIème siècle était de fabrication très courante et non spécialisée. Le cheval n'était donc pas exclusivement destiné à être un instrument de combat quoiqu'une classe particulière, celle des guerriers, ait été pratiquement la seule à l'utiliser.

Bientôt le Japon s'unifie sous la tutelle du puissant clan Yamato et noue les premiers vrais contacts avec le non moins puissant Empire Chinois. L'aristocratie nippone grâce à ces échanges "culturels" peut découvrir et importer, outre les idées nouvelles d'une civilisation excessivement raffinée, des chevaux somptueusement harnachés

De la chine et du Japon

L'usage du cheval prend alors une autre dimension, se développe et conquiert bientôt ses lettres de noblesse. Peu à peu les modes venues de Chine prévalent sur les coutumes anciennes, les cavaliers japonais adoptent les formes décoratives du continent. On importe, on imite même de nombreux équipements pourtant vraiment peu pratiques. Les décorations de croupe, véritables pièces montées métalliques, les grelots de poitrail aussi encombrants que bruyants, les boites pour la queue du cheval en métal précieusement ajourées et enchâssées de pierres sont certes très belles, mais les Japonais sauront bien vite les délaisser à l'époque Heian (IXè, XIIè siècles) au profit d'un ensemble plus sobre et plus fonctionnel. Même si l'on administre, écrit parle ou prie à la chinoise ce serait mal connaître l'esprit du Japon que de croire qu'il n'a pas su allier la commodité et la sobriété à la beauté des formes. Culture chinoise oui, mais esprit japonais ! L'harmonie des formes et des couleurs jusque dans les plus infinis détails n'est jamais sacrifiée au Pays du Soleil Levant et c'est alors que l'on verra fleurir sur le dos du cheval un nouvel harnachement de rubans de soie, de brocards d'or ou d'argent, de cuir repoussé dont les formes ne changeront pratiquement plus jusqu'a l'aube du XXè siècle.

La selle en bois est laqué de noir ou d'or, mais rarement surchargée de motifs décoratifs. Elle commence à se spécialiser pour la bataille, on évite tout poids inutile. Les incrustations métalliques d'argent de cuivre ou d'or ne sont plus que des légers filigranes. On leur préfère cependant l'incrustation de nacre plus légère ou plus souvent le laque de couleurs qui assure mieux l'imperméabilité (qualité essentielle d'une selle). Comme dans l'antiquité on renforce certaines selles d'une bordure métallique, le plus souvent dorée. Chaque cheval selon sa destination se voit doté d'une selle différente, selle de voyage, selle de combat, selle de femme ou selle funéraire. Les artisans se spécialisent quoique en général la fabrication des équipements de chevaux soit réservée aux armuriers. Les détails de l'histoire généalogique de ces artisans ne nous sont pas parvenus. Aussi est il difficile de connaître et d'évaluer la qualité des progrès accomplis. Les légendes seules viennent ranimer les comas de l'histoire et nous éclairent de leurs savoureuses lumières. Nous ne savons pas, par exemple, à qui nous devons le léger creusement de l'arçon avant de la selle classique. Or dans le fameux récit Eigi Monogatari, on dit qu'un guerrier célèbre, Kamada Kome avait combattu toute la journée avec vaillance mais que le froid se faisait si intense qu'il n'arrivait plus à diriger son cheval. C'est alors qu'a l'aide de son sabre de ceinture, il creusa une large entaille dans l'arçon avant de sa selle et put protéger ses mains du froid. Son cheval, à nouveau dirigé d'une main ferme, le fit voler jusqu'a la victoire. On dit que ce jour là lui valut de nombreux exploits.

Un cheval aristocratique

En cette mémorable période Meian, les batailles se font de plus en plus nombreuses. Chaque clan guerrier cherche à systématiser l'élevage du cheval, élevage quasi scientifique puisqu'il tient compte des conditions climatiques et géographiques de chaque région. La nécessité du cheval de guerre poussera certains clan du nord et de l'est du Japon à se spécialiser dans l'élevage. La qualité et la robustesse de ces montures seront un atout déterminant dans de nombreuses batailles et les récits épiques ne tarissent pas d'éloge sur certains chevaux remarquables par leur beauté et leur fougue au combat. Spectacles guerriers, mais aussi spectacle de paix en cette époque aux moeurs si raffinées où chaque année au bord de la rivière Kamo une foule nombreuse venait se presser pour assister avec la Cour et l'Empereur aux traditionnelles courses de chevaux. "Comme les parcours étaient rectilignes, il suffisait d'un terrain assez large pour que dix chevaux puissent courir de front". Les chroniques affirment même que ces courses hippiques devinrent un passe temps impérial dans les années 700, et l'on cite encore le cas d'un souverain qui, emporté par la passion des courses, entretenait à grands frais des chevaux dans une vingtaine de ses résidences provinciales. Les rites nombreux qui présidaient à ces festivités n'étaient pas exempts de superstitions. Le rite du fouet voulait que chaque cavalier récite de ferventes prières sur leur cravache avant de participer à la course. Les temples s'ornent d'ex photo (Ema) représentant des chevaux, pour la réalisation d'un voeu. Le cheval signifiait le succès mais gare à la couleur de sa robe, "même pour un alezan ou un bai, quatre boulets blancs étaient considérés comme un mauvais pesage".

Dans les années 1000, le cheval avait définitivement conquis ses privilèges de noblesse, adoré par un peuple excessivement sensible à la beauté il devient un présent de haut rang au même titre qu'un sabre de cérémonie. Le jeu favori des enfants d'aristocrate est le Take Uma Asobi, la version extrême orientale, en bambou, du "manche à balai, cheval", jeu innocent de ces futurs farouches guerriers dont la classe prendra les rênes du pouvoir au crépuscule du XIIè siècle.

Lorsque le cheval devient Samouraï

Dégagée de la douce aristocratique mais décadente ambiance de Heian, la catégorie des Bushi (gens de guerre appelés plus tard Samouraï) au pouvoir va imposer une stricte discipline, un mode de vie sobre et efficace régi par un sens de l'honneur rigoureux : "La voix des cavaliers".

Les combats singuliers succèdent aux défis d'adresse. Le Samouraï part à la guerre pour mourir en héros, la tête parfumée, les dents laquées de noir, expirant dans un dernier soupir un court poème sur les futilités de la vie. Epoque grandiose !

Hélas Kubilai Khan et ses Mongols qui ont déjà envahi toute l'Asie, tentent par deux fois l'invasion du Japon. Satanés envahisseurs sans foi ni loi qui tuent et menacent avec barbarie. La cavalerie japonaise habituée aux combats individuels se heurte aux fantassins mongols groupés en carrés hérissés de pics, armés d'arc puissant, de bombe qui effraient les montures et de lances qui les éventrent. Tout chevalier nippon approchant près des lignes ennemies pour lancer son traditionnel défi se voit épingler sur le sol sans avoir eu le temps de se nommer. Certes le Samouraï était magnifique, mais la piétaille mongole est une formidable machine de guerre qui va remettre en question, et c'est vital pour la survie du pays, tout le système de défense et de combat du Japon. La leçon sera profitable. Les grands généraux recrutent parmi les paysans et les Samouraïs de basse extraction, l'infanterie désormais indispensable, les Ashigaru, équipes de fauchards, de lances, d'armes et d'armures récupérées sur le terrain, ces soldats à demi nus seront les grands acteurs d'une nouvelle stratégie guerrière. Sans "éducation" sans "honneur", il leur importera peu de couper, de tailler, d'éventrer, de saigner hommes et chevaux. C'est leur métier, leur seule chance de s'élever au-dessus de leur misérable condition. Le Japon s'offre une armée plus puissante, plus tactique, mais il abandonne peu à peu, irrémédiablement la chevalerie à ses glorieux faits d'armes d'autrefois.

Bien sûr, toujours, les Samouraïs de haut rang seront montés, mais le cheval deviendra plus un instrument de commandement distinctif des généraux que de combat. Les combats singuliers et les défis marqueront encore les débuts des combats, mais seulement pour l'honneur. Aussitôt après, ce sera la boucherie, la guerre méthodique sans merci. L'équipement du cheval, pour cette raison au moins, et parce que sa forme était arrivée à un point idéal, n'évoluera pratiquement plus jusqu'au XXè siècle. Les estampes, les héritages des grandes familles, nous donnent une description précise de cet équipement alors qu'aux époques précédentes, seuls les selles, les mors, les étriers et les armures de chamfrein nous permettent d'étudier l'évolution du cheval.

L'équipement nippon

La selle, Kura, n'est qu'un petit siège en bois laqué fixé sur un épais coussinet. Elle se compose de quatre pièces : deux traverses de bois, légèrement arquées qui s'emboitent dans les deux arçons en forme de croissant, l'arçon arrière étant plus incliné et plus débordant qu'a l'avant. Très étroite, elle épouse cependant parfaitement le fessier du cavalier qui monte assis haut, les genoux très relevés, de manière que les tassettes de son armures protègent plus totalement ses cuisses. Cette position haute s'avérait très efficace pour utiliser l'immense arc dissymétrique japonais de part et d'autre de l'encolure du cheval. Les quartiers ne sont pas inclus dans la selle mais attachés sur celle-ci. En cuir travaillé très délicatement, ils cachent en partie une cote de maille cousue dans un épais tissus, débordant sur la croupe (lors des combats). Ces quartiers sont placés en contact direct avec le dos du cheval et constituent deux parties superposées, la dernière étant plus grande que la première. Ces deux pièces appelées collectivement Kitsuke sont en général frappées des armoiries du guerrier

Les étriers, Abumi, sont aussi très particuliers. Anneaux ronds (finalement très semblables à nos étriers occidentaux) à l'origine, puis simples godets ils ont vite évolué vers leur forme définitive une sorte de plate-forme courbe se retournant très largement sur l'avant du pied en forme de col de cygne. Le retour se continue par une partie droite à barreaux terminée par une boucle comme celle d'un ceinturon.

Les étrivières issues de la selle et venant s'attacher à ces boucles d'étrier sont assez courtes à cause de la position des jambes du cavalier, et en cuir décoré large et solide. Le guerrier peut donc, à son aise se dresser très haut pour donner un commandement ou bien diriger sa monture uniquement avec ses genoux lorsqu'il doit tirer à l'arc ou sabrer à deux mains.

Le harnais est composé de bandes tissées ou brocardées, le plus souvent pourpre ou écarlate, couleurs autorisées pour les guerriers de haut rang. Pour les autres Samouraïs, toutes les variations de couleur étaient admises. Le harnais de tête-frontal, bridé, tétière, montant, est appelé Omagai. Le harnais de poitrail largement agrémenté d'un tablier frangé, reliant les attaches avant de la selle est nommé Munagai. Enfin une croupière colorée formant une boucle autour de la queue et maintenant la selle vers l'arrière porte le nom de Shirigai. Ces trois harnais sont désignés par le nom collectif de Sangai (les trois harnais).

Les mors (Hami) sont métalliques et très fins. Dans l'antiquité, ils étaient en bois de chêne. Les motifs floraux sont les plus prisés mais parfois ces mors dessinent des armoiries de clan.

Enfin, pour terminer cette description, les rênes en tissu sont par exemple bleu nuit et blanc à intervalles réguliers. A l'occasion des concours d'archerie ou de la chasse, les pompons et les glands décoratifs accrochés aux Managai et shirigai sont enlevés ainsi qu'un tablier de brocart ou de fourrure suspendu ordinairement entre les deux quartiers.

 Quant aux fers, ils n'existeront pas jusqu'au milieu du XIXè siècle mais seront remplacés par des chaussons de paille de riz. Les japonais n'ont jamais utilisé d'éperons mais ils se servaient de cravaches agrémentées d'un petit fanon ou de bandelettes de papier. Le bruit excitait alors l'animal, par ailleurs très bien dressé pour le combat. On peut sans conteste affirmer qu'il était tout aussi féroce à la bataille que leur maître. Il n'avait donc nullement besoin de stimulant.

Ainsi harnaché le cheval était magnifique et l'on comprend mieux ainsi ce poème qu'écrivit un seigneur sommé d'offrir son cheval préféré, nommé "Ombre d'Arbre", à son suzerain : "Si tant le vouliez vous pouviez le venir voir pouvais-je en effet de l'Ombre qui me suit aisément me séparer".

A la cour impériale, certains postes importants sont ainsi désignés : Officier des Ecuries de la droite, Officier des Ecuries de la gauche. La qualité des grands seigneurs se mesurait en récolte de riz et en nombre de chevaux. Un Daimyo devait posséder au moins 500 cavaliers, chaque cavalier pouvant avoir un ou plusieurs chevaux. Il y avait même une classe de Samouraï spécialisée dans l'entretien des montures. Ces Samouraïs de bas rang avaient un costume spécial caractérisé par un chapeau à oreilles faites en crin de chevaux.

Le cheval sacrifié pour des raisons politiques

1603, un puissant dictateur Togugawa Ieyasu impose une paix durable au Japon en muselant les seigneureries japonaises. Toute idée de révolte est étouffée immédiatement grâce à un efficace réseau d'espionnage. Chaque Daimyo (grand nom) est obligé de présenter ses devoirs annuellement à la cour Shogunale (le shogun, dictateur militaire du Japon est le seul à administrer réellement le pays. L'empereur ne garde qu'un rôle représentatif et religieux). Les distances étant longues, ces périples étaient interminables d'autant que ces importants personnages ne se déplaçaient jamais sans une foule d'hommes de guerre, de serviteurs, de concubines. La plupart de ce petit monde était à pied, ce qui explique la lenteur du voyage. Loin de sa forteresse provincale, le seigneur perdait aussi régulièrement le contact avec ses hommes-lignes. Lorsqu'il retournait enfin dans son manoir une partie de sa famille restait en otage à la cour d'Edo (ancien nom de Tokyo). On conçoit que les rebellions furent très peu nombreuses car en plus du risque que courait sa famille, le seigneur se ruinait en voyage, en entretien de son personnel et en dépenses fastueuses dues à l'honneur de son rang. Entretenir des troupes en état d'alerte était pratiquement impossible, sauf pour les rares clans alliés à la famille Togukawa. Le cheval objet très coûteux, fut donc sacrifié par la force des choses, sa nécessité au combat n'étant plus indispensable surtout depuis l'introduction au VIè siècle des armes à feu. Il devient plus que jamais un instrument de prestige dans ces magnifiques voyages à travers le Japon. Prestige limité car le gouvernement d'Edo avait précisé le nombre de chevaux (15 à 20 pour les seigneurs de haut rang) autorisé pour ses visites. Ils étaient quand même magnifiquie ces cavaliers revêtus de leurs plus belles armures, précédés d'un serviteur pour diriger le cheval et suivis de porteurs de harnais magnifiques.