Les étriers

L"apparition de l'étrier c'est faite en Asie, ce sont les Huns qui les ont inventés. Ce sont les tribus de la Steppe qui durent mettre au point la première forme d'étrier.

L'étrier fut introduit en Occident au VI è siècle par des envahisseurs Huns, les Avars, et diffusé en Europe par le chef byzantin Bélisaire qui, comprenant ses avantages sur les champs de bataille, l'imposa à ses soldats.

Dans certaine région l'utilisation des étriers précéda celle de la selle, les étriers étaient reliés par une courroie.

La conception de l'étrier à pu avoir plusieurs causes distinctes :

- le marche pied semble l'hypothèse la moins plausible. Les ancêtres étaient de petite taille et les cavaliers en contact constant avec la nature étaient très athlétiques, ils devaient montés par la force des bras.

- l'étrier à également pu être conçu comme un reposoir, destiné à soulager les jambes des cavaliers lors de longues chevauchées

- son utilité aux allures vives pour encaisser les irrégularités de terrain est également possible.

- mais sa véritable conception tire très certainement ses origines des fréquentes et violentes luttes à cheval entre les tribus des Steppes : la stabilité qu'il apportait aux cavaliers qui l'avaient adopté représentait un avantage certain.

Escabeau, reposoir, appui ou gage de stabilité, l'étrier offrait de multiples avantages. Au fil des âges, il évolua selon la forme d'équitation pratiquée et le modèle de selle utilisée.

Le type d'étrier utilisé le plus couramment aujourd'hui, est léger et fonctionnel, mais les cavaliers de loisirs préfère des étriers à grille large, car ils passent de longues heures en selle et leurs pieds seraient vite cisaillés par un appui prolongé sur des étriers classiques.

Cependant, les plus anciens types d'étriers que livra l'archéologie restent très proche dans leur forme de nos étriers du XXè siècle.

A la fin du VIè siècle, dans tous les pays , les tombes de guerriers livrent des étriers métalliques, parmi les armes que la coutume germanique place dans les sépultures masculines. Le Rhin semble marquer, pour les archéologues une frontière entre deux zones : à l'est dans les provinces germaniques, de nombreux étriers de fer, proche des types Avars, ont été livrés par les fouilles, presque toujours dans les tombes de chefs mérovingiens. A l'ouest du fleuve par contre, dans les provinces gauloises, aucune trouvaille de ce genre n'a jamais été faite jusqu'a présent. Prudente l'archéologie se garde d'en conclure que l'étrier n'y fut ni connu ni utilisé à cette époque. Elle constate d'abord qu'il existe moins de chance de faire de telles découvertes à l'ouest du Rhin parce qu'à cette époque, l'inhumation des guerriers avec leur armes avait alors presque disparu à l'ouest, chez les Francs de Gaule 

Les larges étriers dont se servent encore gardians, cow-boys et randonneurs ont quant à eux de nombreux ancêtre, entre autre l'étrier à grille du XVIè siècle, l'étrier du premier Empire, l'étrier de type Oriental, l'étrier Chilien... Conçus pour la guerre, le travail à cheval et les longues chevauchées, ces étriers assurent une grande stabilité et tous les cavaliers d'extérieur reconnaissent ses indiscutables mérites.

L'étrier à permis la pratique du trot enlevé qui rentre maintenant dans la pratique équestre de n'importe quel cavalier.