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| Bruno Broucqsault, vainqueur de la coupe du monde de CSO 2004 |
CHEVAL-WEB : Comment va Dilème de Cèphe ?
Bruno Broucqsault : Dilème ne va pas
trop mal, il commence sa rééducation, il marche 10
minutes deux fois par jour.
CHEVAL-WEB : Vous rentrez dans l'histoire en étant
le premier cavalier français gagnant la coupe du monde,
que cela a-il changé dans votre vie ?
Bruno Broucqsault : Cela n'a rien changé. Je
suis bien vu par tout le monde, j'étais déjà bien
vu avant, simplement cela m'ouvre un peu la porte dans certains concours
car je suis un peu plus connu.
CHEVAL-WEB : Votre histoire est très liée à celle
d'un étalon qui s'apellait Dare Dare, comment avez-vous
remarqué les qualités de cet étalon ?
Bruno Broucqsault : J'ai monté beaucoup
de produits de Dare Dare, qui étaient des chevaux très
respectueux, si le cheval était bien croisé, ça
nous sortait des bons produits.
CHEVAL-WEB : Dare Dare n'était pas très
réputé comme étalon, en somme, il n'y a que
vous qui avez cru à cet étalon.
Bruno Broucqsault :
Il a sailli beaucoup de juments, un peu de tout, des poneys aux
juments de trait.
C'étaient de chevaux avec beaucoup de caractère, pas
forcément une bonne bouche, mais de vrais chevaux de concours.
CHEVAL-WEB : Peu de gens montent des chevaux Anglo-Arabe,
pourquoi préférez vous ces chevaux là ?
Bruno Broucqsault : J'ai toujours aimé les
chevaux près du sang, j'ai monté ces chevaux là,
j'en ai monté des plus lourd aussi. Mais je trouve les chevaux
près du sang plus respectueux que les chevaux lourds mais
plus délicats à monter.
CHEVAL-WEB : Pensez vous que l'évolution des
parcours peu favoriser les chevaux près du sang ?
Bruno Broucqsault : Je pense que si on arrive à leur
apporter de la force, les Anglo sont très respectueux et ont
effectivement un avenir.
Ils sont un peu plus délicats à monter,
un peu plus joueurs mais se sont de bons chevaux de concours.
On brûle des étapes avec ces chevaux là et ils
ne sont pas rattrapables après.
CHEVAL-WEB : Votre carrière a été interrompu à plusieurs
reprises, comment trouve t-on la force de se relever sans jamais
se décourager.
Bruno Broucqsault : On m'a toujours appris
jeune à travailler, rien était facile et j'ai toujours
du me battre dans tout, donc cela fait parti de mon caractère
d'avoir envie de faire mieux et d'aller plus loin.
CHEVAL-WEB : Vous ne venez pas d'une grande famille équestre ?
Bruno Broucqsault : Pas du tout, mes parents
n'étaient pas du tout dans l'équitation.
Il est plus
difficile de faire son nom lorsque l'on ne vient pas d'un milieu équestre, ça
prend un peu plus de temps mais avec du travail et de la patience,
on y arrive, il faut savoir pousser certaines portes de temps en
temps.
CHEVAL-WEB : Vous êtes donc un vrai exemple pour
les jeunes ?
Bruno Broucqsault : Je ne sais pas si je
suis un vrai exemple mais j'essaie de leur montrer que c'est possible
dans la vie, on y arrive avec du travail, ça prendra un peu
plus de temps certainement, je ne veux pas dire le contraire, il
faut avoir envie de se battre et de travailler.
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