Voici Triptyk où le spectacle équestre atteint encore de nouvelles
dimensions.
Pour la première fois Bartabas a choisi de travailler avec de la musique
enregistrée.
Deux grandes oeuvres d'Igor Stravinsky "Le Sacre du Printemps"
et la "Symphonie des psaumes" sont au programme, entrecoupées
d'une pièce de Pierre Boulez.
En une heure et demie, Triptyk raconte un voyage envoûtant,
qui part des pulsations animales du Sacre du Printemps, puis passe
par un moment plus secret Dialogue de l'ombre double de Pierre
Boulez, pour ensuite s'envoler avec la Symphonie des Psaumes vers des
dimensions élevées, quasi-métaphysiques, où le cheval semble
devenir pour l'homme un lien essentel avec l'univers, une manière
d'être au monde.
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Zingaro,
Le Temps d'un sacre et d'un requiem
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Triptyk s'ouvre sur le Sacre du printemps. Où l'on découvre sept danseurs venus du Kerala, qui pratiquent un art à la beauté stupéfiante, le kalaripayatt, à l'origine, dit-on, de tous les arts martiaux. Ils sont forts et déliés, attachés à la terre et tendus, presque avec effroi, dans le désir d'en appeler au cosmos. Ils dansent pour eux, loin des chevaux qui les fascinent et qui leur font peur. Parfois ils s'en approchent, se dressent sur leur croupe, s'accrochent aux cavaliers qui les montent avec l'arrogante fierté de guerriers. Mais, si belle soit la tentative, jamais hommes danseurs ne parviennent à l'union avec les chevaux c'est le sacre d'un printemps qui se bat pour que la vie renaisse. Suit un interméde sur le Dialogue de l'ombre double de Pierre Boulez. Les chevaux sont ici réduits à des carcasses sculptées (de Jean-Louis Seuvat) dans lesquelles se lovent deux danseurs. C'est un sas entre la violence du sacre et la compassion de la Symphonie des psaumes. Des cavalières, vêtues de longues robes de princesse, àcheveux, inventent des diagonales qui semblent portées par le désir, grave et silencieux, de marquer leur terre. Elles sont rejointes par des cavaliers qui les entraînent en une longue procession chorégraphiée. ils évoluent magnifiquement ensemble. Mais chacun semble seul, silencieux, à l'écoute des psaumes, tristes et pacifiés. Ils annoncent Bartabas. Et avec lui tout peut recommencer. Brigitte Salino |
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Le triptyk accomplit se trajectoire secrete. Celle qui mène au sublime des êtres et des corps. Oui prend rythme d'éclat Rythme d'ombre. Rythme de vérité. Qui est élan. D'absence. D'Assomption. Oui joint le vie le mort la vision. L'art de Bartabas est aujourd'hui total. Théâtre équestre de haute école. Scène où dansent les hommes et les chevaux. Avec un piaffé qui bat infiniment mesure universelle. André Velter |
Conception,
scénographie, mise en scène
Bartabas
Cavaliers
Bartabas - Dominique Beslay - Manuel Bigarnet - Kétile Dubus - Abderrahman El bahjaoui - Abdessadek El bahjaoui - Michael Gilbert - Laure Guillaume - Magalie Huercio - Laetitia Letourneur - Elodie Mathieu Pénélope Purtell - Pamela Djea - Etienne Régnier - Messaoud Zeggane
Danseurs
Julio Arozarena - Anouck Tissot
Danseurs de Kalaripayatt
Shamsudheen Areekal Meethel - Sreenivasan Edappurath - Unni Krishnan Inneerakath
Madhavan - Manoj Palamparambil Kuttan - Binoy Palayil Abraham - Raveendran
Peringadan Sankuru - Rakesh Pulukkool
Clarinettiste
En alternance
Alain Damiens ou Yoshinobu Kamei
les chevaux
Akim - Babile - Balanchine - Banichnikov - Coppi - Darri - Est - Farinelli - Gitan - Goya - Grain d'or - Horizonte - Lifar - Luz - Nijinsky - Noureev - Nord - Ouest - Picasso - Porcinelli - Ramonero - Riton regent - Sud
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Coproduction Théâtre Equestre Zinqaro Ircam / Centre Pompidou Holland Festival Théatre Vid-Laussane E.T.E - Festival d'Avignon - Roularta Events - Anvers 4 Ville en France seulement : Avignon, Aubervilliers, La Rochelle, Lyon |
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