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Jumping de Sud Charente
Interviews |

Jean-Michel POIRIER, organisateur
du concours
CHEVAL-WEB: Jean Michel POIRIER, faites nous découvrir votre
parcours au sein de l’association…
Jean Michel POIRIER: Je suis artisan dans le bâtiment, je
travaille pour le concours de Chalais depuis une vingtaine d’années
ce qui représente énormément
de travail au quotidien. Ce qui m’intéresse, c’est
le bénévolat.
J’ai commencé par donner un petit coup de main et nous
allons évidemment parler de Luc, car on est obligé de
parler de lui, sans lui Chalais ne serait pas ce qu’il est
aujourd’hui … Il m’a entraîné sur
les pistes et je l’ai aidé à monter des parcours
et un jour, il m’a demandé pourquoi je n’essaierai
pas et au bout d’une dizaine d’années, je suis
devenu chef de piste.
Cette année, prendre la suite de Luc est un défi que
je savais énorme mais pour moi, c’est le plus bel hommage
que je peux lui rendre… C’est beaucoup de travail, de
gestion des bénévoles qui sont quand même 150 à 200
donc je me donne beaucoup pour eux, je ne veux pas les décevoir,
ils se donnent à fond, je leur ai demandé énormément
particulièrement cette année, on veut que tout soit
fait dans les règles de l’art…
Nous avons innové en remplaçant les juniors par les
vétérans en prenant le risque d’avoir des épreuves
sans trop de partants mais l’idée était bonne
car nous avons 24 concurrents, ce qui est bien pour une première.
Nous essaierons l’année prochaine d’attirer plus
de cavaliers étrangers dans cette catégorie.
A l’avenir, je souhaite monter dans la catégorie de
CSI en faisant confiance à notre chef de piste Jean François
mais on va avoir besoin d’être épaulé car
c’est très lourd à organiser, il faudrait une
personne par catégorie (pour le CSI, les 5èmes, le
horse ball, …).
Je n’ai pas de vie de famille, je ne vie que pour les concours,
jeudi prochain et pars à Surgères, à la fin
du mois, je pars à la Rochefoucault, donc c’est 4 jours à la
maison le reste du temps sur les terrains.
Cette année j’ai voulu modifier sans tout modifier
! C'est-à-dire que je voulais optimiser les emplacements,
j’ai souhaité que tout le monde voit tout afin que cette
23ème édition soit encore plus conviviale !...
Guy ARLES DUFOUR
Successeur : Jacques ROBIN
Pouvez vous nous narrer votre présidence au
sein de la ligue Poitou Charentes ?
Tout à fait par hasard, car je n’avais rien de commun avec
le cheval, ce n’étais pas mon outil préféré car
c’était la bicyclette mais j’avais un fils qui n’avais
pas trop tendance à sortir en dehors des études, il fallait
bien qu’il fasse quelque chose ; un club s’était ouvert à St
Jean d’Angély et ce petit club c’était vraiment
le départ de l’équitation en Poitou Charentes à cette époque,
c’était en 1964. J’ai fait parti de ce comité,
j’allais aux réunions régionales d’assemblée
générale et lorsque le président qui était
en place est partit en 1969, il m’a demandé si je voulais
prendre la suite, je n’y connaissais rien et j’ai accepté car
je prenais souvent la parole et je ne pouvais pas critiquer ce qui n’allait
pas et ne pas prendre part à l’activité du comité… et
cela fais 36ans, 36 agréables années…
Lorsque nous avons pris le comité en 1969, il n’y avait rien
en Poitou Charentes on sortait d’une ligue centre ouest qui regroupait
le Poitou Charentes et l’Aquitaine, c’était tout nouveau,
il n’y avait pas de structures, pas de licences, aucun recensement,
tout était à bâtir, à construire et donc cela
c’est fait progressivement… On a également organisé quelques
concours, au début, il n’y avait 6 ou 8 concours par an dans
les différentes villes des 4 départements mais il fallait
avoir recours au juge des régions voisines, aux chefs de pistes
des régions voisines et on a bâtit tout ça au fur et à mesure.
Au départ, il y avait 18 clubs, maintenant il y en a 215 aujourd’hui,
cela c’est développé naturellement, avec le développement
normal que toute la France connaît… Actuellement, il y a plus
de 500.000 licences, lorsque j’y étais, je ne peux pas vous
dire combien il y avait de licences dans les 18 clubs existant ; les licences
sont arrivées vers 1975-1977.
Depuis tout ceci a évolué dans le bon sens, le monde équin
est dans l’ensemble un « bon esprit », les gens ont évolué avec
le temps, les clubs marchaient bien mais peut être un peu plus difficile
depuis 4 ans car il y a eu un regroupement fédéral : il y
avait 3 familles mais 3 familles séparées : Le tourisme,
la section cheval et la section poney. On a donc essayé de tout
regrouper en une seule et même fédération mais il faudra
plusieurs années pour que cela prenne place correctement. |

Les lunnettes protègent du soleil, mais pas des émotions |
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Que pensez vous de la situation actuelle de la fédération,
y a-t-il vraiment un différent avec le ministère de la jeunesse
et des sports ?
C’est un gros problème. L’état oblige les fédérations
d’après leur statut à n’avoir que 20% de professionnels
dans leur comité, ce n’est pas possible pour l’équitation,
ainsi que pour d’autres sports. Il y a actuellement 80% de clubs
qui sont professionnels et le gros problème est là. On tourne
autour des statuts ; les élections on eu lieu, on ne veux pas reconnaître
le ministère de la jeunesse, on charge un administrateur de refaire
les statuts, mais comment peut-on refaire les statuts si ce n’est
pas pour réimposer 20% de professionnels uniquement et 80% de bénévoles,
ce n’et pas possible, ça ne passera pas. L’état
dit que si ça ne marche, on retire l’agrément, c'est-à-dire
que vous n’êtes plus fonctionnaire dans la fédération,
on a plus le droit de faire de faire des championnats, et l’on a
plus d’argent. L’état est même plus embêté que
nous car pour retirer la subvention comme il a son budget, il ne sait plus
quoi en faire après…
J’aimerais une situation plus régulière et qui fasse
moins de bruit auprès de ceux qui s’en intéressent
car sur plus de 500.000 cavaliers il y en a beaucoup qui ignore les problèmes
qui peut y avoir… Il y a quelques responsables de clubs qui suivent ça
un peu de près, ils aiment tous autant le cheval les uns que les
autres… Le problème est administratif… |
L'arbitre du horse ball Virginie SABOURIN
Je suis arbitre de horse ball depuis les championnats de France jeunes qui ont eu lieu au mois de mai à la Motte Beuvron. J'en profite Mr Robin du CRE d'avoir financé ma formation.
J'étais joueuse depuis une dizaine d'années et j'ai eu l'opportunité d'être formée à la Motte Beuvron pendant les championnats de France et donc je me suis lancée! J'étais attirée par ce métier car j'aime tout ce qui touche à la sécurité, faire respecter les règles et dans le horse ball, l'arbitre a un rôle essentiel. Ce qui m'attire également, c'est que le horse ball est un sport mixte et il y a assez peu de sport comme ça.
Je me suis orienté vers le horse ball car c'est un des rares sports d'équipe en équitation et j'aime cet esprit là.On se fait siffler de temps en temps mais on a la possibilité de sanctionner l'équipe par rapport aux comportements des supporters. On essaie de ne pas le faire en faisant un peu de pédagogie mais se n'est pas toujours facile.
Xavier DELALANDE, entraineur de l'équipe de France des vétérans
En tant que sélectionneur de l'équipe de France, que pensez vous des performances des vétérans sue ce concours de Chalais et quels étaient vos objectifs ?
C'est la première année où nous concourons sur ce terrain ; il faut sensibiliser les gens à ce concours qui est tout fait dans l'esprit vétérans avec un accueil exceptionnel. On a le meilleur chef de piste français, Anne-Catherine Martel, qui a été championne d'Europe en individuel et par équipe il y a 2 ans à La Baule, a fait sa rentrée après blessure; ça c'est très bien passé car elle a fait 4 points dans le grand prix sachant qu'elle n'avait pas resauté avant de venir à Chalais ; c'est donc un contrat de remplit ! Pour les autres, il y a des personnes du sud ouest qui ne connaissait pas ce style d'épreuves (leurs épreuves étaient semblables mais avec un niveau technique beaucoup moins bon), ils ont donc trouvés un niveau technique correspondant à leur vrai niveau.
Quels sont les prochains grands rendez vous où l'on pourra voir l'équipe de France des vétérans ?
Le 3 septembre, nous allons en Belgique pour un CSI avec coupe des nations, le 3 octobre aux championnats de France en région parisienne et le 12 octobre au CSI de Barcelone qui clôture la saison internationale.
Quels relations entretenez vous avec vos homologues au sein de la fédération ?
Très bonnes, Jean Maurice a de grandes qualités. Je dépends de lui, nous nous téléphonons très régulièrement, nous habitons à 10kms l'un de l'autre. Nous avons des relations amicales. Nous échangeons nos avis.
Depuis combien de temps l'équipe de France des vétérans existe ?
L'équipe des vétérans a été formée en 2001 pour les championnats d'Europe (en Suisse). J'ai commencé à m'occuper d'eux au concours de La Baule, et on a réussi à être troisième par équipe et en individuel. Ce fût une performance extraordinaire. Les championnats d'Europe ont lieu tous les deux ans. En 2003, nous avons été champion d'Europe individuel et par équipe.
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