| Interview...
Jean-Maurice BONNEAU |
| Entraîneur
national de l'équipe de France de C.S.O. |

CW: Que pensez vous des cavaliers Français au CSI de Paris ? |
La question est intérressante, je pense surtout aux cavaliers français sur l'ensemble de la saison, on a des cavaliers qui travaillent beaucoup, on a la chance d'avoir des chevaux compétitifs et je crois que si on voulait résumer, il y a une énorme envie de faire parti de ce groupe, de ce surpasser sur la piste. Ca donne ce que l'on a vu à Paris, on a gagné 5 épreuves avec 5 cavaliers différents, on a toujours un tir groupé: On était 1er et 2ème avec Eric LEVALLOIS et Hubert BOURDY; 1er, 2ème et 3ème avec Reynald ANGOT, Hervé GODIGNON et Edouard COUPERIE et dans le Grand Prix, on est1er et 3ème avec Hubert BOURDY et Michel HECART. On a des gens compétitifs et compétiteurs... |
CW: Qu'apporte le CSI de Paris pour la préparation des J.O. d'Athène ? |
En fait pour la préparation en elle même, il n'apporte surtout au niveau comportement dans le haut niveau. Il est important que les cavaliers soient en immertion et en perpétuelle confrontation avec les meilleurs cavaliers mondiaux et dans ce sens là, Paris apporte beaucoup. Dans 15 jours, on sera à Londres et les cavaliers ont l'habitude de se battre contre les meilleurs mondiaux et lorqu'on les retrouve dans les championnats du monde ou aux jeux oympiques, il n'y a pas de complexes. |
CW: La sélection est-elle faite pour les J.O. ? |
Non, la sélection sera rendu officiellement le 20 juillet, c'est la date limite pour le dépot des engagements. Aujourd'hui, on a un stage en début d'année dans lequel on a sélectionné 9 cavaliers. A priori, la sélection se fera parmi eux mais si toutefois un couple prouve par ses résultats en début d'année qu'il a sa place dans le groupe, la sélection n'est pas du tout arrêtée. |
CW: A la veille des J.O. après avoir gagné à JEREZ, la France est attendue, est-ce une pression supplémentaire pour l'entraîneur ? Les cavaliers ? |
La pression existe toujours, quelque soit l'évènement on doit faire pour le mieux, on doit se préparer pour gagner. Moi personnellement, la différence avec les J.O. c'est l'occasion de prouver dans ce sport universel que sont les sports équestres ont vraiment leur place. C'est la chance pour nous d'avoir plus de médias et des gens qui nous regardent. Au sein du groupe, je ne vois rien changer, tout le monde a envi, la bonne pression de la compétition, il la faut, et la négative il ne faut pas la prendre, on va se protéger à l'interieur du groupe. |
CW: Un concours comme celui çi permet-il de démocratiser les sports équestres ? |
Quand on voit un barrage comme cet après-midi, aussi disputé, on s'aperçoit que ce n'est pas un sport de nantis assis sur une selle qui restent à rien faire. C'est un sport dans lequel les gens se battent. Et pour les cavaliers, gagner à Paris, c'est toujours formidable et avec le salon du cheval nous avons un public qui peut-être ne serait pas là s'il n'y avait pas le salon. Il faut que l'on s'ouvre à un public plus large, et le salon est l'occasion rêvée. |
CW:Comment apprehendez-vous la piste en herbe des prochain JO ? |
C'est une surface qui a beaucoup de qualités esthétique. Nous sommes allé il y a deux mois pour visiter le site olympique à Athène. On est sur un terrain de top niveau, de top qualité. La seule inquiétude que j'ai, en cas de grosses intempéries, je craints que la qualité de sol ne soit pas la même pour tout le monde; ce qui n'est pas le cas avec une piste sablée-fibrées comme nous avons ici. A cette période l'année, à cette endroit du monde, il pleut assez peu, je pense donc que tout devrait bien se passer. De plus, beaucoup de grands évênements se passent sur l'herbe, on en a l'habitude, ce n'est donc pas un problème. |
CW: Comment organise-t-on un déplacement aussi loin ? |
En ce qui concerne Athène, nous allons être en phase préparatoire le 8 août à Saumur pendant 4 jours, ensuite on ira à la baule, parce que nous aurons des épreuves en nocturne et en herbe comme au JO. Tous les matins nous pourrons emmener les chevaux à la mer et le 14 août, les chevaux iront à Nantes, d'où ils prendront un avion privé pendant 4h45 très précisement. On a limiter les transports au maximum. Arrivé à Athène, nous sommes à 30 minutes de leurs écuries. On arrivera donc dans la même journée à emmener les chevaux à la mer le matin, leur faire prendre l'avion et les rentrer dans les ecuries le soir même. |
CW: Y aura t-il des modifications dans l'organisation des concours hippiques nationaux cette année ? |
Non, nous avons changé le règlement cette année. Nous allons laisser les choses se mettre en place l'année prochaine. |
| |
|||||