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la rencontre d'Olivier Guillon, vainqueur du
CSI de PARIS 2002 |
Hystérie collective dans les tribunes
pour rendre hommage et saluer la victoire époustouflante
du jeune couple français. Olivier Guillon et Baladine
du Mesnil nous ont offert un grand moment de sport et d'émotion
lors de la dernière édition du C.S.I.. On s’en
souvient encore...
Quel souvenir en gardez-vous dans votre carrière
?
Inoubliable! Ma victoire au C.S.I. est, avec mon titre de Champion
d’Europe jeunes cavaliers en 1993, mon meilleur souvenir.
Autrefois, je payais mon entrée au C.S.I. de Paris pour
aller voir les cavaliers concourir le Grand Prix, en rêvant
d’être à leur place… C’est encore
plus inoubliable, parce que c’est vraiment grâce
au public que je l’ai remporté. Baladine s’est
surpassée ce soir-là.
Et j’étais particulièrement heureux pour
les propriétaires, M. et Mme Poillion présents
dans la salle et qui ont pu vivre ce moment d’intense
émotion. Ils étaient fiers de leur jument.
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Parlez-nous de ce public si particulier
au dire des professionnels :
Le C.S.I. de Paris est un concours " indoor ", la
piste prend des allures de scène de théâtre.
On entend le moindre bruit et les respirations de la foule.
Et à l’image
des comédiens, on rentre en scène avec à
la fois l’envie et le trac. Je suis passé dans
les tous derniers concurrents au barrage, qui allie technicité
et surtout vitesse, et qui départage les couples. Il
y avait un suspens terrible car les temps au chronomètre
étaient très rapprochés et il y avait déjà
4 sans faute. Je suis entré en piste comme dans une arène
et Baladine a été extraordinaire. La vitesse n’est
pas son point fort et elle est très sensible à
l’atmosphère et au public, pourtant elle n’est
jamais allée aussi vite… Nous avons pris toutes
les
options, tous les deux portés par la foule.
Pourquoi était-ce un rêve
de gagner ce concours en particulier ?
Tout d’abord, parce que c’est un des meilleurs en
France et celui qui est le plus médiatisé. Les
organisateurs ont le sens du spectacle et c’est très
motivant pour les cavaliers français de monter devant
" leur " public. Ensuite, parce que les parcours sont
bien faits. Serge Houtman, le chef de piste fait partie des
meilleurs en France et assure toujours du grand sport. Il dessine
toujours un Grand Prix qui vise à sélectionner
au moins une petite dizaine de barragiste pour le show. C’est
lui qui détient en grande partie la clé de la
réussite du spectacle.
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Ainsi, elle est secondée par Horizon
du Valon (8 ans) et par Iomesco de Brekka, un cheval de 7 ans,
dont le
père est Dollar du Mûrier . Je les prépare
tous deux pour la compétition de haut niveau et ils font
partie de mes bons espoirs.
Les verrons-nous au C.S.I. en novembre
?
Tout dépend d’abord si je suis sélectionné
par l’entraîneur national, Jean-Maurice Bonneau,
car les places sont limitées et je n’ai pas fait
partie de l’équipe de France cette année.
Mais je vais tout faire pour y participer, j’ai un titre
à défendre et j’aimerais rééditer
l’exploit ! A priori, je n’emmènerais que
deux chevaux à Paris
dont Baladine, bien sûr..
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Comment s’organise l’écurie
Guillon ?
J’ai une quinzaine de chevaux, une douzaine de propriétaires,
deux soigneurs et un élève-stagiaire. Baladine
du Mesnil est toujours ma "jument de tête",
mais elle a 13 ans maintenant et je la préserve.
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Baladine du Mesnil :
PORTRAIT
C’est une jument de 13 ans, de robe alezane, toisant 1m70
au garrot, puissante et sportive, et appartenant à M.
et Mme Poillion. Baladine fait équipe
depuis 3 ans avec Olivier Guillon, un jeune cavalier de 31 ans,
plein de talent… Ils ont pu, à maintes reprises,
démontrer leur bonne entente en compétition et
ont définitivement marqué la saison 2002 en s’octroyant
la victoire du Grand Prix du C.S.I. de Paris, laissant ainsi
derrière eux l’élite des cavaliers mondiaux.
Baladine est une jument très sensible,
volontaire, respectueuse, mais elle fait preuve, en compétition,
d’un tempérament bien trempé. Sa sensibilité
l’amène à préférer plutôt
les parcours extérieurs que les indoors où le
public est situé près de la piste. Baladine
a peu couru cette année, Olivier ayant choisit de "
l’économiser ", mais s’est classée
à chaque sortie. Souhaitons que le couple soit au rendez-vous
parisien et qu’ils récidivent.
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