CW : Quelle est pour vous la définition
d'un bon sol ?
TC : La qualité première
d'un sol se juge à sa capacité à encaisser
les chocs pratiquement sans garder de traces. Un bon sol est
un sol ferme, dans lequel le pied du cheval va s'enfoncer en
moyenne de l'épaisseur du fer et jusqu'à un centimètre
de plus en pince, lors du travail sur le plat. En outre, à la
réception d'un saut, les traces doivent être évidemment
plus profondes tout en préservant une légère « glissance » pour
ne pas bloquer le pied.
CW : Quelles solutions adopter pour obtenir un
bon sol ?
TC : Si la résistance d'un sol
est obtenue de façon mécanique, il n'y a aucune
absorption de l'onde de choc. C'est le pied du cheval qui encaisse
tout. La résistance du sol doit être obtenue de
façon hydraulique, c'est donc l'eau qui est contenu
dans le sol qui doit absorber l'onde de choc.
CW : Comment organisez-vous une manifestation
telle que le CSI de Paris ?
TC : Nous sommes là depuis une
semaine et nous avons fait livrer du sable par dizaines de camions.
Une équipe composée de 6 - 7 personnes travaillent
sur l'ensemble du concours pour donner à ses chevaux athlètes,
un sol le plus sautant possible. |